Littéralement, la transition est un passage d’un état à un autre, d’une si- tuation à une autre. C’est aujourd’hui également un mouvement qui em- mène notre société vers une situa- tion durable. Il n’est pas nécessaire pour agir d’attendre les décisions po- litiques nationales et internationales ou que les banques et les multinatio- nales arrêtent de jouer au Monopoly. Comme aime à le dire Jean Francois Noubel, ils perdent de vue qu’à la fin du jeu, celui qui a tout ramassé n’a plus personne pour jouer quand tous ses partenaires sont ruinés.
C’est ici et maintenant que nous devons nous préparer. Lorsque le monde basculera, puisque mainte- nant tout le monde (ou presque) a compris qu’une rupture s’annonce, il faudra s’être adaptés au change- ment. Vous nous avez confié la res- ponsabilité de la commune et nous souhaitons l’inscrire dans ce mou- vement de transition. Bousbecque a par ailleurs de nombreux atouts pour s’adapter.
L’alimentation qui a le plus de poids dans notre empreinte carbone exige une réflexion sur l’accès à l’alimentation et sur le rôle du monde rural. La seconde piste est l’indépendance énergétique. Consommer plus sobrement certes nous aidera mais il n’est pas nécessaire de revenir au moyen âge pour atteindre les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement. Il faut aujourd’hui autoproduire son énergie verte et s’affranchir des énergies fossiles.
La transition se fait aussi dans l’habi- tat. Les éco quartiers se multiplient et font déjà partie de notre environne- ment proche. Ils sont durables dans leur construction, leur fonctionne- ment et de plus en plus dans leur fi- nancement.
Notre économie doit vivre elle aussi sa transition. Beaucoup de chercheurs sont au travail, des ex- périences locales de monnaies sont tentées, les pistes sont nombreuses. A notre niveau local, il faut favoriser
l’économie circulaire où le déchet de l’un est utilisé par un autre. l’écono- mie coopérative qui avait perdu du terrain revient en force, se regrou- per pour acheter ou investir prend tout son sens dans une commune. L’économie collaborative aussi avec le partage des objets (covoiturage, location d’outils…) peut être organisée.
Le dernier point capital à développer pour la commune est la participation directe des citoyens aux décisions qui les concernent. Nous y travaillons en priorité parce que c’est de là que naitront les projets évoqués précé- demment.